Documents/ La Turquie et l'Union européenne

 

 

 

                                                              Eurogersinformation

 

 

 

 

 

 


page d'accueil du site eurogersinfopage des documents

 

Articles liés

Les grandes dates

Les instruments du rapprochement Turquie-Union Européenne

Vers l’ouverture de négociations d’adhésion

 

 

Envoyer cette page à un ami

 

La Turquie et l'Union Européenne : Le débat sur l’adhésion de la Turquie

 

La recommandation de la Commission européenne est accompagnée d’une une évaluation des principales questions liées à la perspective d’adhésion de la Turquie, notamment en ce qui concerne les politiques de l’Union européenne et le budget communautaire. On l’a vu, le « oui » à l’ouverture des négociations d’adhésion est hypothéqué par les questions de démocratie, d’état de droit et d ’économie. Elles sont, avec d’autres, au cœur du débat qui s’est ouvert dans différents pays européens, dont la France

 

La Turquie a-telle vocation appartenir à l’Union Européenne ?

Question récurrente dans le débat : la Turquie est-elle européenne ? Et si oui, a-t-elle sa place dans l’Union Européenne.

En 1963, au moment de la signature de l’accord d’association , de Gaulle et Adenauer avaient évoqué la «vocation européenne de la Turquie». Et la Turquie elle-même, du moins la classe dirigeante, a depuis longtemps proclamé son appartenance européenne. Les réformes de Mustapha Kemal Ataturk, qui après la première mondiale créa la République turque, et imposa l'alphabet latin et la laïcité, mettaient en œuvre la profession de foi d’un homme qui déclarait : «La civilisation, c'est l'Occident, le monde moderne dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre».

Mais si l’on fait abstraction de la volonté d’ancrer la Turquie en Europe, existe-t-il des critères « objectifs » de l’appartenance à l’Europe, cette appartenance étant logiquement le préalable requis pour faire partie d’une union qui se qualifie d’ « européenne ».

Du point de vue de la géographie, l’Europe est une presqu’île qui se caractérise…par son absence de limites précises, en particulier à l’est . De ce point de vue, la Turquie est à la charnière de l’Europe et du Proche et Moyen Orient. Et l’Europe communautaire ne s’est jamais souciée jusqu’à présent de trancher le problème de ses frontières.

Le critère de l’identité culturelle est et doit être écarté si l’on veut éviter que le débat ne tourne au « choc des civilisations ». Mais, dans les faits, il apparaît que le sentiment que la Turquie n’est pas un pays européen a souvent son origine dans la perception d’une identité culturelle, en particulier religieuse, différente.

En définitive, la seule certitude qui existe aujourd’hui sur les critères d’appartenance à l’Union Européenne résulte de la décision du Conseil de Copenhague de 1993 qui a précisément défini ces critères sur le plan juridique (voir supra).



La Turquie respecte-t-elle l’état de droit ?

Malgré diverses réformes ( Constitution, code civil, abolition de la peine de mort, adoption d’un nouveau code pénal, intégration des différentes Conventions internationales), il subsiste, pour reprendre les termes de M. Prodi, Président de la Commission européenne, des « zones d’ombre ».La réalité des réformes déjà effectuées est elle-même mise en doute par des organisations de défense des droits de l’homme qui soulignent que beaucoup a été fait mais que de nombreuses réformes sont peu ou mal appliquées.

Les droits des minorités, l'égalité entre les hommes et les femmes, sont loin d'être assurés.

                                                                                                                 
Suite

L'Islam en Turquie

    

    Un rapport de la délégation de l’  Assemblée Nationale pour l’Union  Européenne observe que « la Turquie est  plus séculière que beaucoup de pays  européens dans de nombreux domaines ».  Ainsi, elle interdit le port d'un signe  extérieur de croyance religieuse comme le  foulard à l'université. 

    Contrairement à des pays comme  l'Irlande,  la Grèce et Chypre, il n’y a pas  une  éducation religieuse obligatoire. Le  droit au  divorce a été introduit en 1923, le  droit de  vote pour les femmes en 1935, le  droit à  l'avortement en 1983 et le droit au  partage  de la moitié des biens en cas de  divorce  sous la précédente législature.

      En ce qui concerne la sphère publique,  l'Etat turc n’a pas mis en place un modèle  classique de la séparation de l'Etat et la  religion, mais « s'est appliqué à museler  l'Islam en établissant un contrôle strict et  uniformisateur sur cette religion  diversifiée,  au point d'en faire une religion  officielle  participant à la définition de  l'identité  nationale ». Une direction des  affaires  religieuses, le Diyanet, rattachée  au Premier  ministre, a pour mission de  former et de  contrôler les imams, de rédiger  les prêches  du vendredi dans les  mosquées et  d'organiser le pèlerinage à la  Mecque (tiré  du rapport du 05/10/2004 sur  la Turquie et  l'Union européenne).    

 

 

La Turquie joue-t-elle contre son camp ?

 

 Le projet de réintroduire la pénalisation de  l'adultère dans le code pénal, a été à l’  origine d’une crise avec la Commission  européenne. Peu de temps avant que celle-  ci ne rende publiques ses  recommandations sur l’ouverture de  négociations d’adhésion, des émissaires  européens ont du intervenir auprès des  autorités turques. Le gouvernement turc a  alors annoncé que le projet était  abandonné. Cette annonce a été suivie, le  26/09/2004, par l’approbation l'approbation  d'un code pénal plus conforme aux  standards européens et non à la charia. Cet  événement conforte les opposants à la  candidature turque. D’autres décisions de  ce type pourraient compromettre les  négociations.

 

 

 

          [Accueil][Plan du site][Présentation][Contact][Actualité][Documents][FAQ Questions/réponses][BLog du site][Liens]

Copyright(c) 2010 Eurogersinformation. Tous droits réservés.